Programme 2025
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(GMT+1)Panel | Climat et marchés obligataires : comment construire l’arsenal africain de la finance durable ?
En 2024, l’Afrique a représenté moins de 1 % des émissions mondiales d’obligations vertes, sociales et durables (GSS), avec un volume en recul à 1,35 milliard USD. Si le Maroc a émis sept green bonds et le Gabon un debt-for-nature swap innovant, la majorité des opérations restent ponctuelles, peu reproductibles, et déconnectées des stratégies de financement du développement. Les GSS restent marginales, et peinent à mobiliser l’épargne institutionnelle domestique, freinées par l’absence de taxonomie régionale, la volatilité du change et un manque d’incitations. Comment structurer une offre à grande échelle, adaptée aux priorités nationales et aux besoins réels du continent ?
Points clés :- Zones côtières, ports, adaptation, social, comment structurer des instruments adaptés aux risques climatiques spécifiques (au-delà des seuls green bonds) ?
- Quel rôle pour la finance islamique – notamment via les green sukuk – dans le financement d’infrastructures climato-compatibles ?
- Quels mécanismes d’incitation (garanties, incitations fiscales, standardisation) et quelle stratégie pipeline pour dépasser les projets pilotes ?
IntervenantDr. George Agyekum DONKOR
Président, Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC)
IntervenantLaila NORDINE
Directrice principale, Finance durable, Groupe des institutions financières, IFC -
(GMT+1)Panel | Le passeport réglementaire est-il la solution pour faciliter la conformité transfrontalière et stimuler l’innovation à la fois ?
L’innovation financière en Afrique est freinée par la fragmentation du continent, qui abrite 54 juridictions aux régimes de conformité hétérogènes. Obtenir une licence fintech peut coûter jusqu’à 2 millions $ par pays, et les divergences en matière de KYC, de lutte contre le blanchiment d’argent et de protection des données entravent les services numériques transfrontaliers. Le passeport réglementaire, qui délivre une seule licence valable sur plusieurs marchés, pourrait éliminer ces obstacles et réduire les coûts. Alors qu’un projet pilote entre le Ghana et le Rwanda donne déjà des résultats prometteurs, les pays hors des blocs UEMOA ou CEMAC pourront-ils s’en inspirer ? Comment ce passeport peut-il contribuer à une supervision plus intelligente et coordonnée ?
Points clés :- Accord Ghana–Rwanda : comment a-t-il vu le jour et quelles sont les attentes
- Fintechs, télécoms et acteurs de la banque digitale : qu’attendent-ils d’un passeport réglementaire pleinement opérationnel ?
- Quelles plateformes peuvent promouvoir le passeport, et comment les régulateurs peuvent-ils protéger leurs fintechs locales ?
ModérateurMayowa KUYORO
Associée et responsable de la Fintech et des paiements pour l'Europe de l'Est, le Moyen-Orient et l'Afrique, McKinsey & Company
IntervenantValence KIMENYI
Directeur du Développement et de l'Inclusion du Secteur Financier, National Bank of Rwanda
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(GMT+1)Panel | Exposition aux chocs technologiques, climatiques et alimentaires : comment rendre l’industrie africaine de l’assurance résiliente ?
En Ouganda, une cyberattaque a coûté 16 M $ à la Banque centrale. Au Maroc, une fuite de données de la CNSS a révélé de nombreuses informations privés. Un peu partout, des épisodes El Niño ont eu de graves impacts sur la sécurité alimentaire : face à ces risques croissants, le secteur de l’assurance africain doit impérativement se renforcer. L’industrie de l’assurance africaine est-elle en mesure d’assumer de telles pertes ? Comment gouvernements et marchés de capitaux peuvent-ils contribuer à renforcer la capacité de souscription des assureurs ?
Points clés :
- Subventions aux primes, clients de référence, renforcement de la réassurance et des modèles nationaux de risque : comment gouvernements et régulateurs peuvent-ils améliorer la résilience du système ?
- En développant la titrisation d’assurance ou les obligations catastrophes, quel rôle les marchés financiers peuvent-ils jouer, et cela peut-il s’étendre aux cyber-risques ?
- Partenariats technologiques et nouvelles collaborations : comment garantir que l’assurance paramétrique, reposant sur des données satellites et capteurs, corresponde réellement aux pertes sur le terrain ?
IntervenantGildas N'ZOUBA
Directeur Zone Côte d’Ivoire & Directeur Général des sociétés SUNU Assurances Côte d’Ivoire, Groupe SUNU
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(GMT+1)Strategic Roundtable | Ressources naturelles : comment renforcer l’autonomie africaine dans lepétrole, le gaz et les mines ?
L’Afrique possède d’immenses réserves de pétrole, de gaz et de minerais, mais les entreprises locales sont trop souvent cantonnées à des rôles secondaires tels que la sous-traitance. En cause, le manque de financements notamment, qui les empêche de gérer des projets de plus grande envergure. Pour qu’elles prennent enfin leur place dans l’exploration et la production, le soutien stratégique des institutions financières africaines est essentiel. Des pays comme le Nigeria, le Maroc ou l’Afrique du Sud montrent la voie avec des réformes audacieuses et des modèles de financement novateurs. Mais comment les autres pays peuvent-ils rattraper leur retard ? Cette table ronde réunira financiers et industriels africains pour explorer comment transformer les ressources naturelles du continent en atouts économiques durables.
Points clés :
- Réglementation, risques de change et dollarisation : comment lever les freins à l’investissement des institutions financières africaines dans les acteurs énergétiques locaux ?
- De quelle manière le secteur financier africain peut-il mieux répondre aux besoins spécifiques des entreprises extractives locales ?
- Quelles politiques de contenu local mettre en place pour orienter davantage de financements vers les entreprises africaines ?
ModérateurMustapha MOURAHIB
Associé gérant, Casablanca, et co-responsable du groupe Afrique, Clifford Chance
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(GMT+1)Panel | Gestion des réserves de change par les banques africaines : levier de souveraineté ou risque majeur ?
Alors que la quête de souveraineté financière s’intensifie, certains États africains envisagent de confier leurs réserves de change à des banques commerciales panafricaines (plutôt qu’à des institutions internationales) et de responsabiliser les banques locales dans la couverture du risque de change. Ces mesures visent à réduire la dépendance aux infrastructures financières offshore et à rapatrier des réserves jusqu’ici investies majoritairement en obligations américaines, européennes ou chez des banques étrangères. Mais les banques nationales respectent-elles suffisamment les normes de solvabilité, de compensation et de gouvernance requis pour garantir la sécurisation de ces actifs souverains ? Le rapatriement des réserves est-il une opportunité stratégique ou pari risqué ?
Points clés :
- Quels cadres réglementaires mettre en place pour permettre aux banques africaines de premier rang de détenir et gérer les réserves de change nationales ?
- Quelles stratégies spécifiques les banques peuvent‑elles adopter pour gérer et allouer ces réserves dans un cadre réglementaire conjuguant conformité et gestion des risques maîtrisée ?
- Accords régionaux de swap, mutualisation des réserves, PAPSS : comment les banques centrales peuvent‑elles atténuer l’exposition des banques commerciales aux risques de change ?
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(GMT+1)Strategic Roundtable | Dette en monnaie locale : lever les freins à la souveraineté monétaire africaine
Les marchés de dette en monnaie locale sont essentiels à la souveraineté monétaire et à la résilience budgétaire de l’Afrique. Pourtant, hors Afrique du Sud et Nigeria, moins de 15 % des émissions souveraines (2015–2023) sont libellées en monnaie locale, contre 89 % en Asie pour les obligations d’entreprise. La faiblesse de la base d’investisseurs domestiques, la fragmentation réglementaire et la volatilité freinent le développement de ces marchés. Mais avec des rendements supérieurs à 10 %, une demande croissante de diversification et un dollar plus faible, le momentum est là. Quelles innovations — digitales, réglementaires, structurelles — permettront enfin un véritable essor panafricain ?
Points clés :
- Comment développer les marchés de dette locaux afin que les États et les entreprises privées puissent tous deux accéder au capital ?
- Quels outils de structuration (rehaussement de crédit, émission digitale) pour élargir la base d’investisseurs ?
- Quels cadres régionaux pour faciliter les émissions transfrontalières et mutualiser le risque ?
IntervenantGokhan KONT
FIG Directeur régional, Afrique du Nord, Afrique centrale et Afrique de l’Ouest anglophone, IFC -
(GMT+1)Strategic Roundtable | Un levier vital pour les PME : Libérer le potentiel du financement de la supply chain
Le financement des chaînes d’approvisionnement (FCA), en plein essor en Afrique, pourrait fournir un fonds de roulement crucial au développement des PME. Dans des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Maroc ou le Nigéria, son potentiel de marché est estimé à plus de 8 % du PIB. Malgré l’intérêt croissant des acteurs publics et privés pour le FCA en Afrique, son développement reste freiné par un manque de sensibilisation, une digitalisation encore limitée et un cadre réglementaire peu adapté. Les volumes restent largement inférieurs à ceux observés dans d’autres régions. Cette table ronde réunissant les acteurs du FCA débat des leviers à activer pour accélérer son développement.
Points clés :
- État des lieux, opportunités et obstacles liés au FCA en Afrique : comment faire pencher la balance en faveur de l’expansion ?
- Comment les acteurs des secteurs public et privé peuvent-ils faire progresser le FCA, et quelles sont les possibilités de collaboration pour stimuler la croissance ?
- Quelles leçons tirer des marchés comme le Mexique, l’Inde ou la Turquie, et des clés de leur réussite ?
ModérateurWagner ALBUQUERQUE DE ALMEIDA
Directeur Mondial de l'Industrie, Fabrication, Agro-industrie et Foresterie, IFC
IntervenantFerdinand ZAUMU
Directeur Général, Solutions de Financement du Commerce et du Fonds de Roulement, Responsable Moyen-Orient et Afrique, Citi
IntervenantOlukayode AKINBINU
Directeur Groupe – Filiales Internationales et Expansion des Marchés, Zenith Bank
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(GMT+1)Des ports secs aux eaux profondes: comment mieux financer les corridors intérieurs et l’accès au commerce pour les pays enclavés ?
Avec 16 pays enclavés, l’Afrique doit impérativement investir dans les corridors commerciaux reliant l’intérieur du continent aux ports maritimes. Ces infrastructures sont coûteuses – le corridor de Lobito, par exemple, nécessite jusqu’à 2,3 milliards de dollars – et l’intégration des routes commerciales intra-africaines aux marchés mondiaux reste complexe. Pourtant, des modèles innovants de financement mixte émergent, comme le projet de 157 millions d’euros de la BAD pour moderniser les liaisons routières entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Les ports marocains de Tanger Med et Nador West Med deviennent aussi des portes d’entrée stratégiques vers les corridors intérieurs. Comment les gouvernements, bailleurs de fonds et investisseurs peuvent-ils financer ces axes tout en définissant cadres réglementaires, accords transfrontaliers et modèles de gouvernance
Points clés :
- Obligations souveraines, financement mixte, SPV : comment financer ces corridors ?
- Quelles liaisons routières ou ferroviaires ont un besoin urgent de financement pour leur construction ou leur réhabilitation ?
- Comment la coopération régionale et l’harmonisation des politiques peuvent-elles accélérer le développement des corridors commerciaux intérieurs ?
ExpertYasmina ASRARGUIS
Département d'études sur le Proche-Orient | Chercheur invité, Princeton University
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(GMT+1)Panel | AfCFTA, PAPSS & AELP : comment les initiatives panafricaines peuvent-elles mieux répondre aux attentes des institutions financières ?
Les initiatives phares d’intégration africaine (AfCFTA, PAPSS, AELP) promettent une meilleure connectivité financière. Toutefois, le Baromètre Deloitte‑AFIS révèle que la majorité des acteurs anticipent un impact « limité », s’expliquant notamment par la fragmentation réglementaire, les disparités en matière d’infrastructures numériques ou la réticence à utiliser des monnaies locales volatiles sans couverture. À l’aube du lancement d’un ‘African Currency Marketplace’, de la carte PAPSS et de l’extension de l’AELP aux places boursières, quelle coordination réglementaire pourrait catalyser une adoption massive de ces plateformes par les institutions financières africaines ?
Points clés :
- Quelles actions supplémentaires l’AfCFTA peut-elle entreprendre pour harmoniser les cadres réglementaires et encourager les banques ainsi que les acteurs des marchés de capitaux à exploiter pleinement l’AELP et le PAPSS pour le trading transfrontalier ?
- Dépendance au dollar : quel est le volume réel des transactions échangées via PAPSS et AELP, et les institutions financières sont-elles vraiment prêtes à utiliser les monnaies locales ?
- Comment l’AfCFTA, le PAPSS et l’AELP peuvent-ils collaborer pour développer des outils efficaces de gestion de la volatilité des changes et instaurer la confiance dans les règlements en monnaies locales ?
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(GMT+1)De la promesse à l’impact : Quand l’IA change vraiment le métier d’assureur...
L’intelligence artificielle transforme en profondeur le secteur de l’assurance : distribution, tarification, gestion des sinistres et même investissements. Si près de 70 % des assureurs américains ont déjà commencé à intégrer l’IA, son adoption reste encore limitée en Afrique. Des pionniers africains comme Old Mutual et Britam ouvrent la voie, en expérimentant des chatbots capables de proposer des recommandations personnalisées, ou en soutenant des Insurtechs qui améliorent la souscription, la modélisation des risques et la lutte contre la fraude. Cette table ronde réunira assureurs, réassureurs et acteurs technologiques pour distinguer les domaines où l’IA apporte un réel avantage compétitif — et ceux qui relèvent encore davantage du discours que de la pratique.
Points clés :
- Améliorer l’expérience client grâce à l’IA : quelles solutions fonctionnent vraiment, et quelles implications réglementaires en découlent ?
- Optimiser l’efficacité interne : quels gains concrets dans la refonte du modèle opérationnel, la modélisation des risques et la gestion des investissements ?
- Développer les compétences en IA : externaliser, miser sur l’Insurtech ou investir dans la formation et le recrutement ?
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(GMT+1)Strategic Roundtable | Blockchain, IA et cyber-résilience : faire progresser l'e-KYC, la détection de la fraude et l'innovation numérique
En Afrique du Sud, le détournement de 175 millions de rands de subventions sociales via des comptes bancaires frauduleusement ouverts à partir de données volées a mis en lumière les graves failles des systèmes d’identité numérique sur le continent. À mesure que les deepfakes, usurpations d’identités, et identités synthétiques se perfectionnent, la fraude devient une menace pour les fintechs, opérateurs de mobile money et banques traditionnelles. Les gouvernements réagissent – déploiement d’un système e-KYC open source par la Zambie, d’une plateforme régionale d’identité biométrique par l’UEMOA, élargissement de l’accès aux services financiers via le système d’identité numérique (NIN) au Nigeria – mais ces initiatives doivent être renforcées par une véritable coordination régionale. Cette table ronde examinera comment bâtir des systèmes d’identité numérique sûrs, interopérables et durables.
Points clés
- Du pilote à la plateforme : faire évoluer l’e-KYC vers une infrastructure de confiance transfrontalière
- Renforcer la cyber-résilience : comment les institutions financières peuvent-elles utiliser l’IA et la blockchain ?
- Sortir de la fragmentation : construire des standards communs de régulation pour une interopérabilité à l’échelle du continent ?
Président(e)S.E. Mark-Alexandre DOUMBA
Minister of Digital Economy and Innovation, Gabonese Republic
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(GMT+1)Women In Finance – Panel | L’effacement de l’aide : quel avenir pour le financement des PME et fintechs dirigées par des femmes ?
La baisse annoncée de 31 milliards de dollars de l’aide mondiale cette année menace les systèmes de crédit et de soutien aux PME et fintech dirigées par des femmes. Environ 2 % du financement des startups africaines (~10 M$) a été attribué à des fondatrices au premier trimestre, dans un contexte de déficit de financement estimé à 49 milliards de dollars pour les entreprises détenues par des femmes. Malgré ce manque de financement, certaines réussissent : en 2025, Naked (Afrique du Sud) a levé 38 M$, et Pula (Kenya) 10 M$ pour assurer les petits exploitants agricoles. Face à l’incertitude géopolitique mondiale, comment les institutions financières africaines peuvent-elles combler ce vide ?
Points clés :
- Comment les banques et assureurs africains peuvent-ils concevoir des instruments durables pour financer les PME et fintech féminines ?
- Quel rôle l’innovation fintech et insurtech (mobile money, scoring alternatif) peut-elle jouer pour élargir l’accès au financement ?
- Quel soutien attendre des IFI et de l’aide souveraine pour développer l’entrepreneuriat féminin ?
IntervenantDaniel NNOMO NTI
Directeur du portefeuille – Développement commercial, African Guarantee Fund
IntervenantJosephine ANAN-ANKOMAH
Directrice exécutive régionale Afrique centrale, de l’Est et Australe (CESA) & directrice générale Ecobank Kenya, Ecobank -
(GMT+1)Panel: Gouverneurs de banques centrales | Nouvelle architecture mondiale : où l’Afrique peut-elle se tourner pour obtenir les financements dont elle a besoin ?
“Le monde, tel que nous le connaissons a changé pour l’aide, le commerce et le développement” a déclaré récemment la Directrice Générale de l’OMC. Cette année, l’Afrique subsaharienne fait face à une baisse de 16 à 28 % de l’aide publique au développement, une pression accrue des droits de douane, et une crise aiguë de liquidité et de devises pour les banques commerciales. Alors que le service de la dette extérieure a atteint un record de 89 milliards de dollars l’an passé, où trouver les financements nécessaires, notamment pour les PME, la transition verte, les infrastructures numériques et les projets de santé ? Les gouverneurs des principales économies africaines débattent des leviers de résilience interne.
Points clés:
- Comment les banques centrales peuvent-elles stimuler la mobilisation des ressources nationales ?
- Comment garantir un accès fiable aux devises fortes pour les PME ?
- Nouvelle géopolitique financière : quelles opportunités pour les capitaux du Moyen-Orient et d’Asie par rapport aux sources occidentales ?